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Maurice Sarazin - Les incinérateurs, un gouffre financier pour les contribuables

Les incinérateurs : un gouffre financier pour les contribuables

L’incinérateur est le mode de traitement le plus onéreux et ses coûts de fonctionnement ne peuvent qu’augmenter indéfiniment à cause de la révision chronique des normes. C’est également le choix, à investissement égal, qui crée le plus petit nombre d’emplois (une trentaine, quelle que soit la taille de l’installation).

Prenons le cas de l’incinérateur de Lunel-Viel dans l’Hérault (capacité 120 000 t/an) que je connais bien.

Au départ, en 1995, le prix de l’incinérateur était établi à 290 millions de francs (29 milliards de centimes) ; lors de la mise en exploitation en juin 1999, le prix était passé à 430 millions de francs, soit une fois et demi le prix annoncé.

Lors de la passation du contrat en 1995, le coût du traitement était de 287 francs (43 euros) la tonne. A la mise en service en 1999, le coût était déjà à 492 francs, soit encore 1,5 fois le prix de départ. En 2005 on était à 95 euros la tonne, soit plus du double du prix annoncé au départ. Le coût prévisionnel, après nouvelle mise aux normes de traitement des NOx -différée jusqu’en 2010- est de 128 euros la tonne, si la prévision est juste, soit 4 fois le prix de départ.

Conclusion : c’est un puits sans fond pour l’augmentation des investissements et des coûts d’exploitation.

C’est aussi un "aspirateur à déchets". Les habitants du Lunellois étaient crédités en 1995 d’une production de déchets ménagers de 380 kg par an et par habitant. Ce chiffre est passé à 525 kg en 1999 et atteint aujourd’hui 925 kg/an/habitant. Ce chiffre record est dû au fait que les sociétés chargées du ramassage des poubelles complètent subrepticement (et impunément) leur chargement avec des déchets industriels, qui sont comptabilisés et facturés aux ménages.

Au surplus, tous les risques financiers et techniques, grâce au machiavélisme des contrats et de leurs multiples avenants, retombent à l’entière charge des contribuables.

Maurice SARRAZIN, Ingénieur en retraite
Vice-président de l’Association Pour la Protection du Lunellois (APPEL) (http///www.lappel.net)

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